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 Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable

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Romuald

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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Sam 27 Fév - 22:13

hagen a écrit:
ça tourne autour de 45 ans, mais beaucoup sont très sympas, et beaucoup de profs restent un peu des lycéens attardés j'ai l'impression (après plusieurs repas avec eux à la cantine)

45 ans, c'est un lycée de centre-ville ...
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hagen

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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Sam 27 Fév - 22:14

j'ai pu noter que certains profs, hommes ou femmes, sont ravis de voir de la chair fraiche et le font bien savoir..
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zizza



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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Sam 27 Fév - 22:40

lol! lol!
Tu m'étonnes... Je m'en doutais un peu, mais merci de le confirmer quand même...
En fait je me posais du point de vue du prof jeunot, lequel peut être attiré par des personnes plus âgées bien sûr, mais ce n'est pas forcément le cas pour tout le monde...
Et puis, pour être muté à Paris ça a l'air super dur d'après ce que j'ai pu lire sur ce forum, et puis personnellement je ne suis pas sûre de vouloir vivre à Paris (ville trop chaotique pour moi, trop de monde, trop de stress, trop difficile de circuler)
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lene75
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Sam 27 Fév - 22:43

zizza a écrit:
Et puis, pour être muté à Paris ça a l'air super dur d'après ce que j'ai pu lire sur ce forum, et puis personnellement je ne suis pas sûre de vouloir vivre à Paris (ville trop chaotique pour moi, trop de monde, trop de stress, trop difficile de circuler)

Quand on est fonctionnaire et qu'on le peut, l'IDF est à éviter, pour des raisons financières, parce que l'immobilier en IDF affraid
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hagen

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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Sam 27 Fév - 22:44

Pour le prof jeunot, le seul espoir à mon avis est de trouver une fille pas trop lobotomisée à l'iufm. Or j'ai pu constater que dès la première séance d'iufm à mi-Septembre, les filles s'étaient déjà transmutés en profs intégrales et ne parlaient plus que de leurs élèves. Il n'y a donc pas d'espoir.
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Romuald

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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Sam 27 Fév - 22:50

zizza a écrit:

Et puis, pour être muté à Paris ça a l'air super dur d'après ce que j'ai pu lire sur ce forum, et puis personnellement je ne suis pas sûre de vouloir vivre à Paris (ville trop chaotique pour moi, trop de monde, trop de stress, trop difficile de circuler)

Vouloir quitter Aix pour aller vivre à Paris, il faut avoir envie !!!!

Le choix d'un conjoint enseignant quand on est une femme est un mauvais choix ; le rapport Pochard trouvait que le salaire enseignant n'était pas si bas que cela car statistiquement les éminents membres féminins de cette profession se mariaient avec des conjoints gagnant nettement plus qu'elles (du coup les revenus moyens de la famille étaient suffisamment élevés) ; le salaire de l'enseignant permettait alors d'avoir de l'argent de poche ... Vive les experts ! lol!


Dernière édition par Romuald le Sam 27 Fév - 23:00, édité 2 fois
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lene75
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Sam 27 Fév - 22:57

Romuald a écrit:
Le choix d'un conjoint enseignant quand on est une femme est un mauvais choix ; le rapport Pochard trouvait que le salaire enseignant n'était pas si bas que cela car statistiquement les éminents membres féminins de cette profession se mariaient avec des conjoints gagnant nettement plus qu'elle (du coup les revenus moyens de la famille étaient suffisamment élevés) ; le salaire de l'enseignant permettait alors d'avoir de l'argent de poche ... Vive les experts ! lol!

Dommage qu'il n'y ait pas le smiley sanglant "je vais faire une boucherie" sur ce forum... le pire, c'est que c'est effectivement la raison historique pour laquelle les salaires des enseigants sont si bas... mais pourquoi me suis-je mariée avec un chercheur ????? No
Je ne dirai rien, bien sûr, de la condition de la femme impliquée par de tels propos. Evil or Very Mad
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zizza



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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Sam 27 Fév - 23:04

et pour la prof jeunotte qui cherche un autre prof jeunot? Quoiqu'il puisse aussi y avoir des profs jeunottes qui cherchent des profs jeunottes... Very Happy drunken

Sinon, pour répondre à Romuald: Aix c'est bien mais pas tant que ça... C'est vrai qu'il fait souvent très beau (pas toujours hein! aujourd'hui il a plus toute la journée), c'est une très jolie ville, dans une très belle région... Mais la mentalité aixoise n'est pas très agréable; c'est une ville très bourge, très chère (pas autant que Paris, mais quand même), et la plupart des gens sont à cette image. J'aime bien cette ville, mais ça ne me dérangerait pas d'aller voir ailleurs pour changer un peu...

Sinon, à propos du salaire, il y a vraiment une disparité entre hommes et femmes, pour la même qualification et la même charge de travail? affraid
Je croyais que ce type de disparité avait plus ou moins disparu, au moins dans le secteur de l'éducation Sad

On dérive un peu là par rapport au sujet initial Evil or Very Mad
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lene75
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Sam 27 Fév - 23:18

zizza a écrit:
Sinon, à propos du salaire, il y a vraiment une disparité entre hommes et femmes, pour la même qualification et la même charge de travail? affraid
Je croyais que ce type de disparité avait plus ou moins disparu, au moins dans le secteur de l'éducation Sad

Non, il n'y a pas de disparité pour un même métier de l'EN. Ce que dit Pochard, c'est que les femmes profs se trouvent des maris riches = pas profs, évidemment !
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zizza



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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Sam 27 Fév - 23:20

Ah ok j'ai compris! J'ai eu peur pendant un instant... Smile
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jésus



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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 12:53

sinon, remarque que je place là:

- être prof, m'a juste fait découvrir la non-vie intellectuelle, la vie étudiante était l'exact contraire de la vie de prof: pleins de découvertes, de débats, d'échanges de point de vue sur les profs, sur notre vision de la philo, plus la vie culturelle de la ville...des soirées à refaire la philo

au lycée, on s'emmerde ferme, je ne croise jamais ou presque l'autre prof du lycée, ou sinon les profs de philo sont fuyants, ne s'incluant pas dans la vie du bahut...s'inclure dans quoi au fait? puisqu'il n'y a rien...à moins de vouloir créer des événements genre expo au cdi...bref en un an et demi j'ai dû parler 10 minutes d'un auteur avec un collègue, certes les discussions sur les points, les mutations, les conseils de classe, les élèves c'est intéressant professionnellement mais bon..., moyenne d'âge élevée...zéro prof mignonne de mon âge encore jeune... Laughing , des gens plan-plan, bref je vais pas me faire des amis dans l'éducation nationale...j'attends le week end pour retrouver des conversations avec des gens un peu plus dynamiques...
on fait cours et on se barre...leur CE, CA, réunion syndicale, amicale du lycée m'ennuie profondément
je me prends à rêver d'un poste de vacataire pas trop loin d'une ville universitaire...pour y faire une thèse histoire de rester en vie...mais bon je rêve
on rouille en province...l'autre prof de philo que je vois une fois sur deux à la pause café du mercredi matin(seul contact) " les gens s'emmerdent ici y a pas de culture, on devrait faire des débats, des trucs genre université populaire"
autre truc: j'ai pas lu un nouveau bouquin de philo depuis le début de l'année à part des manuels: entre les préparations, corrections, déplacement, gland fatiguée, recherche de travail et d'heures, petit projet perso, piscine...forcément peu d'incitation à lire car j'ai peu de personne à qui en parler...car même mes anciens collègues n'ont plus le temps de lire de la philo, ou mes autres amis...c'est naze
va passer les concours et dire des trucs intéressants comme ça
cercle vicieux, recommencer à zéro en septembre à chercher des heures

"je ne dors pas, j'attends"
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Gael

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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 13:03

jésus a écrit:
autre truc: j'ai pas lu un nouveau bouquin de philo depuis le début de l'année à part des manuels: entre les préparations, corrections, déplacement, gland fatiguée, recherche de travail et d'heures, petit projet perso, piscine...

J'ai exactement le même problème ! Sad
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primorales

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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 13:38

Romuald a écrit:
zizza a écrit:
ah ouais, mais du coup pour commencer une vie sentimentale, c'est pas forcément idéal à moins de ne pas être dérangés par les éventuelles différences d'âge, par rapport à nous, futurs/jeunes profs généralement beaucoup plus jeunes...

Je ne doute pas que les collègues plus âgés ne seront pas dérangés par de la chair fraîche ... lol!

Sinon, il faut muter à Créteil, il y a des tas de jeunes profs (mais en philo. contrairement aux autres disciplines, c'est difficile, le philosophe étant viscéralement attaché à Paris Question ).

Des jeunes profs, y en a partout, encore plus avec le type de mutations qu'on a depuis dix ans. Moins peut-être dans les grands lycées de centre ville convoités.
Autrement, oui, les collègues de philo sont souvent fuyants, il ne se passe pas grand chose dans les bahuts (mais pourquoi ça devrait être différent de ce qui se passe ailleurs ?), les profs ne parlent que de leurs élèves, sont tout sauf des intellectuels, plus souvent des cultureux (beurk). Mais pas d'accord sur les syndicats, réunions syndicales, même si ça tourne en rond, là au moins il se passe quelque chose qui ne ressemble pas à de l'individualisme forcené.
Et puis, question salaire, deux profs titulaires en province, en dehors des grandes villes, peuvent très bien vivre. Ce n'est quand même pas la misère. Surtout sans enfants. A Paris et IDF, c'est autre chose, mais que voulez-vous, tant de profs qui veulent aller ou rester sur Paris, quitte à vivre dans des chambres de bonnes au 6e sans ascenseur.
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lene75
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 13:47

Gael a écrit:
jésus a écrit:
autre truc: j'ai pas lu un nouveau bouquin de philo depuis le début de l'année à part des manuels: entre les préparations, corrections, déplacement, gland fatiguée, recherche de travail et d'heures, petit projet perso, piscine...

J'ai exactement le même problème ! Sad

Pareil pour moi. Pas eu le temps de lire de la philo (ou juste un chapitre ou deux en diagonale pour préparer un cours sans même avoir eu le temps d'approfondir ce dont je parle) depuis deux ans.

En revanche, pour le reste, je suis moins d'accord, je trouve mes élèves intéressants, et j'aime bien parler avec mes collègues, quel que soit leur âge, d'ailleurs, ce ne sont pas toujours les plus jeunes qui sont les plus jeunes dans leur tête. J'aime bien parler de tout avec eux, et il arrive même qu'on parle de trucs intéressants, les profs de français demandent souvent des éclaircissements sur tel ou tel point de philo pour leurs cours et parlent souvent théâtre et littérature, les surveillants, aides labo, etc., qui n'ont pas toujours fait de terminale générale me demandent en quoi consiste la philo, ce qu'on fait en cours, les profs d'allemand aiment bien parler philo aussi, parce qu'ils parlent de philosophes allemands en cours, mes TS ont une prof de maths géniale, qui prépare pas mal le terrain, en leur parlant de questions de vérité, en leur expliquant que les maths qu'ils font reposent sur des postulats non démontrés, du coup les élèves posent eux-mêmes des questions, et font beaucoup les ponts entre les matières : qu'est-ce que le 0 ? qu'est-ce que le rien ? quel est le statut des nombres imaginaires ? Il arrive même qu'on parle de thèmes communs à nos programmes avec une prof de SES : le travail, la justice, etc. Les profs qui font de l'ECJS aiment bien savoir ce qu'on fait en philo aussi, etc.

Avec la philo, je trouve qu'on a justement la chance de pouvoir parler avec tout le monde, alors bien sûr, ce n'est pas du niveau d'un cours universitaire, on a rarement le temps d'approfondir, mais parler philo avec des non philosophes, c'est aussi intéressant, et c'est finalement aussi la vocation de la philo. Et je suis aux anges quand une élève me dit : "Je viens de rater mon examen d'allemand, mais c'est pas grave, je veux bien quand même improviser une inteview du public en guise d'introduction à notre débat sur les nanotechnologies [projet interdiscilpinaire avec une prof de SVT], parce que maintenant c'est fait, ce qui est passé ne dépend plus de moi : il faut être stoïcien".
Et très souvent, on rit en salle des profs, je trouve que c'est une chance.

C'est très loin d'être "je fais mon cours et je m'en vais", de toute façon, pas le choix : j'ai presque autant d'heures de trou que de cours ; 30h de présence au lycée par semaine hors périodes de conseils de classe, etc. Ça pour le coup, ça nuit à ma vie perso, parce que, en revanche, impossible de bosser ou même de corriger en salle des profs, avec des gens qui parlent tout le temps (et qui me parlent), qui rient, qui entrent, qui sortent, qui mangent, qui, etc. Donc le boulot se fait à la maison, en plus des 30h de présence au lycée et des 3h de trajet par jour Crying or Very sad

Et dernier point : il se passe des choses au lycée, c'est vrai que dans celui où j'étais l'année dernière, il s'en passait moins, mais c'est un peu de la faute des profs, aussi. Là, par exemple, visite du centre historique de la ville guidée par un prof d'histoire (bon, il faut être prêt à revenir le we), cours gratuit hebdomadaire d'italien par une prof d'italien (malheureusement, j'ai cours à ce moment-là), visites de musées le we, il y a même des voyages pendant les vacances, pour ceux qui veulent (il y en a), et avec les élèves, on fait des trucs, on a fait venir des chercheurs au lycée, que les élèves ont interviewés, les élèves font des représentations théâtrales, des concerts au lycée, etc., bien sûr, pour tout ça, il faut accepter de rester le soir. J'avoue que comme c'est loin de chez moi, je n'y vais pas souvent, mais on ne peut pas dire qu'il ne se passe rien.

Non, ce qui me manque vraiment, c'est le temps pour approfondir ma philo (y compris les questions qu'on aborde avec les collègues, qui me donnent envie d'approfondir, mais pas le temps Crying or Very sad ) et aussi (surtout ?) le temps pour ma vie perso... et je sais que pour la philo, ça ne va pas s'arranger avec la naissance de mon bébé...
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lene75
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 13:53

primorales a écrit:
Et puis, question salaire, deux profs titulaires en province, en dehors des grandes villes, peuvent très bien vivre. Ce n'est quand même pas la misère. Surtout sans enfants. A Paris et IDF, c'est autre chose, mais que voulez-vous, tant de profs qui veulent aller ou rester sur Paris, quitte à vivre dans des chambres de bonnes au 6e sans ascenseur.

Ah, si la vie était si simple ! Tu fais comment quand tu as un mari qui a un poste (pas de prof, mais pas vraiment payé plus cher) à Paris et ne peut pas en avoir ailleurs pour au moins les 10 prochaines années ? Tu écoutes Pochard et tu t'en trouves un autre ?

Oui, c'est à peu près la conclusion à laquelle on arrive tous : à condition de renoncer à toute vie perso, sentimentale ou sociale, prof, c'est bien Wink
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 14:02

lene75 a écrit:
primorales a écrit:
Et puis, question salaire, deux profs titulaires en province, en dehors des grandes villes, peuvent très bien vivre. Ce n'est quand même pas la misère. Surtout sans enfants. A Paris et IDF, c'est autre chose, mais que voulez-vous, tant de profs qui veulent aller ou rester sur Paris, quitte à vivre dans des chambres de bonnes au 6e sans ascenseur.

Ah, si la vie était si simple ! Tu fais comment quand tu as un mari qui a un poste (pas de prof, mais pas vraiment payé plus cher) à Paris et ne peut pas en avoir ailleurs pour au moins les 10 prochaines années ? Tu écoutes Pochard et tu t'en trouves un autre ?

Oui, c'est à peu près la conclusion à laquelle on arrive tous : à condition de renoncer à toute vie perso, sentimentale ou sociale, prof, c'est bien Wink

Quand j'aborde ces questions (emplois du temps, salaire), tu prends la mouche, je ne te parle pas de situations qu'on ne choisit pas, mais justement de celles qu'on choisit, et dans l'académie de Rouen, proche de Paris, je connais un nombre incalculable de collègues faisant tout pour rester à Paris, pour y revenir, jusqu'à refuser de faire des remplacements dans l'académie, alors qu'ils y sont nommés et refusent de s'y installer. Sur la question des salaires, je répète simpleemnt qu'on vit bien en province, avec deux salaires de profs (pour ma part, deux salaires, un certifié, un agrégé, des enfants, pas dans une grande ville, sans être la campagne, on vit très bien, ce n'est pas du tout la misère). Je sais qu'en parlant salaires, les collègues ne sont pas d'accord le plus souvent. Mais si tu vis simplement (sans se priver beaucoup d'ailleurs) et renonces à ce qui coûte cher (grands voyages, grands spectacles), ça va très bien, et même plus, on fait partie d'une population relativement aisée. Je sais bien que le pouvoir d'achat a baissé de 25% en 30 ans, mais le pouvoir d'achat c'est la pire connerie, quand on sort du nécessaire, c'est la connerie de la consommation généralisée. Les titulaires, même sans heures sup, ont de quoi vivre bien, c'est tout ce que je dis.
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 14:19

@lene75: certes, tous les lycées ne sont pas identiques sur ce point, certains sont plus vivants, comme tu dis qui a envie de rester au lycée, d'y revenir pour ses loisirs...

oui, j'ai connu des lycées où ça parle en salle des profs...ça se limitait à : t'es nouveau, tu remplaces qui, ça se passe bien et moi en réponse des conseils pour gérer des élèves difficiles, comment se passent les conseils, les bacs blancs, on parle avec des gens mais c'est superficiel...
c'est pas des échanges comme je le souhaite
j'aurais envie de partir dans un "délire" avec un autre prof de philo, faire un site internet, monter des débats, se donner des tuyaux sur des livres mais non
j'aime enseigner mais le milieu de l'enseignement et les enseignants m'ennuie...je dois pas être le seul prof de philo à penser ça
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 14:41

Je me réjouis de voir que l'avis général rejoint le mien. Sans être prétentieux (car je sais que bon nombre de professeurs sont bien plus cultivés que moi), le professeur de philosophie est plutôt une espèce isolée, et d'autant plus dans un milieu tel que le lycée professionnel. Les professeurs parlent de leur maison, de sport, des élèves, etc., autrement dit de sujets en eux-mêmes peu intéressants. Et en ce qui concerne la maison, je dois avouer que, pour un jeune enseignant qui, eu égard à sa situation, possède le minimum de points, les discussions d'ordre domestique deviennent vite déplaisantes: comment envisager l'achat d'une maison lorsqu'on n'est même pas certain d'être au même endroit l'année suivante? Faut-il que nous nous marions ou pacsions tous et nous empressions de faire trois enfants qui, finalement, nous coûteront plus qu'ils ne nous rapporteront (la dernière remarque est d'ordre humoristique, bien évidemment)?

Je crois qu'il faut se garder d'être excessif: le métier d'enseignant peut être très plaisant: le salaire, sans être extraordinaire, reste décent, et le temps libre permet de passer un peu de temps avec ses proches. Mais tous ces avantages disparaissent si l'on a été contraint de s'exiler et que les heures de présence en établissement sont en nombre élevé. Pour ma part, étant tzr et en sous-service, on m'avait demandé, en début d'année, de passer huit heures par semaine dans le centre de ressources du lycée, afin de faire du soutien: résultat, quasiment jamais aucun élève, et des heures inutiles passées dans une salle remplie d'élèves et bruyante. J'ai fait part de ma situation au proviseur, qui ne m'a pas proposé de solution: alors, depuis un mois, j'ai décidé de ne passer que quatre heures dans ce centre. Personne ne me fait un seul reproche, et il faudrait d'ailleurs être stupide pour m'en faire.

Bref, comme tout métier, celui d'enseignant n'est pas idéal, mais pas si terrible non plus: mais je crois que tout dépend de la situation personnelle et, une nouvelle fois, j'insiste sur la précarité de la situation des jeunes enseignants, possédant le minimum de points et donc jamais certains de leur avenir. Très bonnes conditions pour débuter une carrière.

Un autre inconvénient: par manque de temps, nous ne faisons plus de la philosophie que dans le cadre des cours, ce qui paraît frustrant à la longue. Alors, certains de mes amis ont créé un groupe de lectures, qui se réunit tous les deux ou trois mois: le problème, c'est que si certains viennent pour écouter et partager, d'autres viennent pour s'écouter eux-mêmes parler. Il ne faut pas oublier une chose: les professeurs de philosophie ont souvent tendance à se prendre pour des philosophes plutôt que pour des professeurs, et franchissent souvent la limite qui sépare la connaissance de la pédanterie.

Dernier élément: n'étant âgé que de 24 ans, on me prend souvent pour un élève: on a déjà exigé que je sorte mon carnet de correspondance afin de sortir de l'établissement, ou encore, suite à un mouvement de protestation dans mon lycée, des journalistes de France 3 m'ont accosté à la grille de sortie et interrogé sur la situation, en me demandant finalement si l'absence possible de professeurs d'espagnol dans l'établissement n'allait pas constituer un désavantage dans la perspective de mes études post-lycée. Tout cela égaie la vie enseignante, non? Je redoute le jour où j'aurai vraiment l'air d'un vieux...
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lene75
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 15:35

primorales a écrit:
Quand j'aborde ces questions (emplois du temps, salaire), tu prends la mouche, je ne te parle pas de situations qu'on ne choisit pas, mais justement de celles qu'on choisit, et dans l'académie de Rouen

Oui, parce que c'est ce genre de discours qui justifie qu'on maintienne les salaires bas depuis 30 ans. Je suis heureuse de savoir qu'on vit bien dans l'académie de Rouen (y vit-on cependant aussi bien que quelqu'un qui a le même niveau d'études et qui travaille dans un autre secteur ?)... je me fais une joie d'en informer tous mes collègues coincés en IDF pour des raisons personnelles ou professionnelles (dans la plupart des disciplines, pas assez de point = TZR dans les académies de Créteil ou de Versailles). Les problèmes de salaire, de conditions de travail, etc., ne sont pas un problème de cas par cas. Quand les vendeurs de Conforama (sans diplômes) font grève parce qu'on ne peut pas vivre avec 1500€ par mois, tout le monde les défend. Quand les profs se plaigent d'avoir ce même salaire, tout le monde trouve ça normal.

Après, il y a plein d'autres satisfactions à être prof, mais ce n'est pas une raison pour accepter tout et n'importe quoi sans rien dire.
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 16:02

lene75 a écrit:
primorales a écrit:
Quand j'aborde ces questions (emplois du temps, salaire), tu prends la mouche, je ne te parle pas de situations qu'on ne choisit pas, mais justement de celles qu'on choisit, et dans l'académie de Rouen

Oui, parce que c'est ce genre de discours qui justifie qu'on maintienne les salaires bas depuis 30 ans. Je suis heureuse de savoir qu'on vit bien dans l'académie de Rouen (y vit-on cependant aussi bien que quelqu'un qui a le même niveau d'études et qui travaille dans un autre secteur ?)... je me fais une joie d'en informer tous mes collègues coincés en IDF pour des raisons personnelles ou professionnelles (dans la plupart des disciplines, pas assez de point = TZR dans les académies de Créteil ou de Versailles). Les problèmes de salaire, de conditions de travail, etc., ne sont pas un problème de cas par cas. Quand les vendeurs de Conforama (sans diplômes) font grève parce qu'on ne peut pas vivre avec 1500€ par mois, tout le monde les défend. Quand les profs se plaigent d'avoir ce même salaire, tout le monde trouve ça normal.

Après, il y a plein d'autres satisfactions à être prof, mais ce n'est pas une raison pour accepter tout et n'importe quoi sans rien dire.

Je n'ai pas dit que nos salaires étaient mirobolants, mais qu'ils étaient supportables. Ce qui me gêne davantage que les salaires, ce sont les retraites, les avantages fiscaux octroyés par la droite aux super riches.
Ecoute parlons concrètement, je te donne mon cas. 12-13 ans de carrière avec ma femme. Echelons 7-8, un agrégé un certifié, aucune heure sup. Deux enfants. Conditions de travail convenables j'en conviens, pas TZR, des déplacements mesurés (8 h pour moi par semaine, pas pour ma femme).
Salaires à deux 4000-4500. Nourrice 300, loyer 900 (pour plus de 150 m2 carrés), deux voitures, deux ordi, 2000 bouquins, des déplacements en France une vacance sur deux, sans ski, ni avion, ni séjour club. Achat d'un appareil quand l'autre ne marche plus (genre tous les 10 à part pour les ordi). Et il nous reste toujours de l'argent à la fin du mois. Ma femme n'est pas d'accord avec moi sur ce plan, elle dit qu'on pourrait avoir plus. Pour moi, on pourrait avoir moins, et vivre encore correctement.
Le problème, ce sont les grandes villes et Paris-IDF, donc tu es dans ceux qui probablement ont du mal. D'autant que, tu l'as déjà exposé, il y a de sérieuses difficultés quand on est TZR ou le dernier arrivant en poste fixe.
Mais d'un point de vue général, l'argent n'est pas un grand problème pour nous. Si d'autres gagnent plus, même avec plus de diplômes, ça m'indiffère. Ce qui me pose problème en revanche, ce sont les recrutements, que la fonction publique en particulier enseignante soit un des pires employeurs en France.
Sarkozy a voulu nous acheter en disant on redistribuera aux profs titulaires ce qu'on économise en postes. Ce qui me scandalise, c'est la situation des vacataires, contractuels, c'est le fait qu'en travaillant à la fac, je gagne deux fois moins pour une heure sup de lycée, alors que cette heure me demande 20 fois plus de travail (réellement).
Tu dis qu'être prof, c'est ne plus avoir de vie, de vie sociale. Ecoute là-dessus non, des gens qui sont dans ton cas avec 30 h de présence, qui travaille 80 h par semaine, je n'en connais pas. Pour ma part, pour un temps plein, je dirais que je travail 35h, parfois franchement moins, j'ai le temps d'enseigner en fac, de lire et d'écrire un peu et d'élever des enfants, même si c'est souvent tendu. Et je ne crève pas de faim, vis bien sans aucun emprunt, etc.
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Gael

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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 16:20

Avce 5 classes, je tourne plutôt à 50 heures par semaine pour ma part (en intégrant le travail les week-ends).
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 16:33

Je sens une dose d'agressivité supérieure à la normale.

Voilà simplement ce que je me dis lorsque je trouve le métier d'enseignant sous-payé: tout d'abord que j'ai la chance de concilier mon gagne-pain et ma passion majeure jusqu'aujourd'hui; ensuite que, vu le nombre de postes aux concours, bon nombre d'étudiants aimeraient pouvoir se plaindre à notre place... et enfin que, toujours vu le nombre de postes aux concours mais aussi notre connaissance des conditions du métier, si nous pouvons enseigner aujourd'hui, c'est que nous l'avons vraiment voulu: il faut donc désormais assumer notre choix.

Tout cela n'est pas destiné à balayer d'un revers de main les problèmes souvent sérieux et nuisibles que l'on rencontre, surtout comme Lene (et moi) en début de carrière, mais à montrer que, somme toute, nous étions prévenus. Cela ne signifie pas non plus qu'on doive se contenter de ce qui nous est accordé, et cela d'autant plus que, lorsque nos chers élèves dérapent, nous sommes parmi les premiers accusés.

Mais il est quand même extraordinaire que les principaux acteurs de l'éducation, cette base sur laquelle tient la collectivité, soient traités d'une telle manière...
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 16:35

hagen a écrit:
Pour le prof jeunot, le seul espoir à mon avis est de trouver une fille pas trop lobotomisée à l'iufm. Or j'ai pu constater que dès la première séance d'iufm à mi-Septembre, les filles s'étaient déjà transmutés en profs intégrales et ne parlaient plus que de leurs élèves. Il n'y a donc pas d'espoir.

Même analyse, mais je pense que c'est parce qu'à l'origine, il ne s'agissait pas de véritables intellectuels, plutôt des personnes extrêmement scolaires.
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 16:36

Ne flirterait-on pas avec la méprise?
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MessageSujet: Re: Diététique du chercheur et de l'agégatif/certifiable   Dim 28 Fév - 16:44

Sinon, pour la question du temps libre, je crois qu'il y a un tabou que personne n'a évoqué : c'est que les profs sont comme les élèves, comme dans les autres professions : il y a des gens qui font en 30 mn ce que d'autres font en 2h pour le même résultat. On sait bien qu'au lycée, certains passaient 30 mn sur le DM de maths là où d'autres y passaient 4h pour le même résultat. On sait bien qu'une rédaction de français peut être pliée en 30 mn par l'élève douée là où l'autre produit un résultat de moins bonne qualité en 2h. Pour le travail de prof c'est la même chose, il y en a qui sont moins efficaces (je ne dis pas moins bon, puisque je parle de temps libre, ici, pas du résultat devant la classe). Ce n'est pas nouveau, cela s'applique à toutes les professions. Je me souviens que lorsque j'ai travaillé en librairie, au bout d'une semaine, je tombais en 1h ce que des employés de 20 ans de métier mettaient la matinée à faire. De fait, le travail me paraissait beaucoup moins pénible qu'ils ne le vivaient.
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